Pourquoi les journalistes (et d'autres) font des fautes d'orthographe

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On a beau se relire 15 fois, lorsqu’on passe un article en ligne, une coquille peut nous échapper. Crispant ! Mais il paraît que ça n’est pas de notre faute.

La faute d’orthographe qui crève les yeux des lecteurs (ainsi que les nôtres, quand on finit par s’en apercevoir) et qui passe parfois dans nos articles, c’est notre plus grande hantise. Devant les chiffres d’audience, devant les réunions éditoriales et même, devant les réunions en one-to-one avec notre chef. Parce que laisser passer une coquille lorsque l’on travaille avec les mots, c’est la honte intersidérale. On le sait.

Certaines ne s’y trompent pas, qui nous le signalent avec plus ou moins de ménagement dans les commentaires ou sur notre page Facebook !

Oui mais, il paraîtrait que ça ne serait pas de notre faute à nous. C’est en tout cas ce qu’affirme le psychologue Tom Stafford dans un article de Wired. Il explique ainsi que lors de la phase d’écriture, le cerveau s’attache en priorité au fond plus qu’à la forme. La priorité définie automatiquement par notre cerveau est ainsi de transmettre un sens : l’exercice d’écriture est généralisé et exclut ce faisant les détails.

Résultat, on a beau se relire avant de publier, on ne verra pas ce mot qui manque, cette faute d’accord ou cet impératif mal conjugué.

La solution ? Demander à une tierce personne de nous relire avant de vous soumettre nos publications : les lecteurs, que ce soit vous ou des collègues journalistes, qui découvrent notre texte empruntent pour la première fois le cheminement de notre pensée. Résultat, aucun « détail » ne leur échappe.

Comme le dit Slate, qui a relayé l’information de Wired, on espère sincèrement qu’aucune faute ne s’est glissée dans cet article. Et si c’était le cas, on compte sur votre indulgence maintenant que vous tenez une explication !

 Par Delphine Desneiges